Dès 2004, Medellin, seconde ville la plus peuplée de Colombie avec 3,5 millions d’habitants, devient la première ville du monde à opter pour un système de transport aérien de masse. C’est Poma qui est chargée d’y installer une ligne de télécabine : le Métrocable. En 2013, Medellin est élue « Ville la plus innovante du monde » par le Urban Land Institute, le Wall Street Journal et Citigroup. Et depuis 2015, ce sont désormais trois lignes de télécabines qui survolent la ville et la relie rapidement et silencieusement à ses hauteurs escarpées.
Pour continuer sur sa lancée, l’entreprise française a commencé, en mars 2016, la construction d’une télécabine à Santiago de Chile, la capitale du Chili. Le but est de connecter la Métropole de Santiago à la Colline de San Cristobal située à 880 mètres d’altitude, un lieu culturel et touristique local accueillant entre autres un zoo national. La nouvelle télécabine aura un débit de 1 000 personnes par heure. D’une longueur de 2 000 mètres avec 200 mètres de dénivelé, elle sera dotée de 47 cabines et sa mise en service est annoncée pour mi-2016.
Le développement du transport urbain par câble séduit de plus en plus car ses avantages se font de mieux en mieux connaître. Les premières villes à l’avoir testé ont conquis celles qui ne s’en sont pas encore dotées. Une réaction logique puisqu’il s’agit d’un des seuls modes de transport public non polluants et peu coûteux.
En Bolivie, la ville d’Oruro, 265 000 habitants, 3700 mètres d’altitude, a aussi fait le choix de la télécabine, cette fois couplée d’un moteur Direct Drive.
C’est dans le but de réaliser des économies d’énergie que Poma a conçu la gamme Direct Drive, permettant de consommer 5% d’électricité en moins et de réduire le bruit de 15 décibels. Côté Recherche et Développement, le groupe n’est pas en reste. Leitwind, une de ses filiales, fabrique et installe des éoliennes et des hyrdoliennes maritimes et fluviales. Ces dernières pourraient tout à fait être utilisées pour produire de l’énergie hydroélectrique grâce aux fleuves et cours d’eau puissants situés en montagne, en vallée ou ailleurs.
Semer, autre filiale de Poma, s’est spécialisée dans les réseaux électriques. Elle a développé un logiciel, Hyperview, qui permet de contrôler la consommation énergétique d’infrastructures liées et ainsi, de réaliser d’importantes économies sur les factures d’électricité.
Mais l’ère de l’innovation n’en est qu’à ses balbutiements. Poma dévoilera, probablement cette année, un tout nouveau modèle de remontée mécanique dans une station de ski française.
« Nous avons déjà réalisé des véhicules pour des roues à Londres, Las Vegas, Hong Kong, Macao…
L’I360 à Brighton frappe très fort les esprits avec une première mondiale mais nous souhaitons aller plus loin en rendant compatible la diversification d’appareils neige avec le monde des parcs. L’idée est d’utiliser des appareils neige déjà existants inexploités en été ou sous exploités en hiver -horaires, manque d’enneigement- pour leur donner une attractivité nouvelle. A Mountain Planet, nous présentons la vue d’un véhicule de téléphérique transformé en coaster. C’est le symbole de cette ouverture que nous proposons et qui trouve un fort écho chez nos clients » explique Vincent Carrié, responsable commercial France pour Poma. Voilà un produit capable de favoriser une attractivité touristique en montagne toute l’année !
D’autre part, nous ne pouvons évoquer la fameuse société sans parler de sa récente décision d’implantation à Gilly-sur-Isère, près d’Albertville, en Savoie. 70 000 m2 seront dédiés au nouveau site industriel de Poma, qui hébergera aussi les activités de production de ses filiales Comag, Sacmi et Leitwind. 150 emplois y seront localisés, un véritable bénéfice pour l’économie et l’emploi sur le territoire.
