Etats-Unis : Les domaines skiables vent debout contre les projets du futur président.

Etats-Unis : Les domaines skiables vent debout
contre les projets du futur président.

L’élection de D.T. Ă  la prĂ©sidence des Etats-Unis a provoquĂ© une levĂ©e de bouclier dans le pays, en particulier des professionnels du tourisme de sports d’hiver, mais Ă©galement des associations environnementales ainsi que de nombreuses entreprises qui se sont engagĂ©es depuis plusieurs annĂ©es dans une nouvelle Ă©conomie orientĂ©e vers la lutte contre le rĂ©chauffement climatique.
En novembre plus de 360 compagnies et organismes ont cosigné une lettre ouverte à D.T., parmi lesquels :

Des gĂ©ants de l’industrie, des services et des hightechs:
• Intel
• Ikea
• Alianz
• AMD
• Nike
• Ebay
• Virgin
pour ne citer que les plus connus.

De nombreuses stations de sports d’hiver de premier plan :
• Windham Mountain Resort
• Wisp Resort
• Mountain High Resort
• Sundance Mountain resort
• Holliday Valley resort
• Snow King Mountain Resort
• Jackson Hole Mountain Resort
• Aspen Resort
• Jiminy Peak Mountain Resort
• Alta Ski Area, 

• L’Association nationale des aires naturelles de ski (National Ski Areas Association)

Des fonds d’investissements dans les technologies propres, de nombreuses confrĂ©ries religieuses, des fondations, et surtout de trĂšs nombreuses startups qui ont massivement investi dans les nouvelles technologies de l’environnement :

• Tesla, Leader de l’automobile Ă©lectrique
• Apricus, Equipements solaires thermiques
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Coordination

Cette opération médiatique a été coordonnée par différentes associations et fondations américaines engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique:

C2ES

Center for Climate and Energy Solutions (Centre pour des solutions énergie et climat)

Cet organisme sans but lucratif a publiĂ© une note juridique, “Un futur prĂ©sident pourrait-il renier la signature des Etats Unis lors des Accords de Paris?”

PDF, en anglais, sur le site C2ES

Extrait (traduction Innov-Mountains):
“Au-delà  des questions juridiques toute dĂ©cision concernant l’entrĂ©e ou le retrait d’un accord international tient Ă©galement compte des considĂ©rations politiques et diplomatiques.
Les Etats-Unis ont jouĂ© un rĂŽle de chef de file important dans la nĂ©gociation et l’entrĂ©e en vigueur de l’Accord de Paris. Les efforts diplomatiques avec la Chine ont abouti à  une sĂ©rie d’annonces conjointes au niveau des dirigeants qui ont contribuĂ© à  assurer une adhĂ©sion massive à  l’accord. D’autres pays, déçus par les efforts passĂ©s des Etats-Unis en matiĂšre de climat, ont saluĂ© et applaudi le rĂŽle des Etats-Unis dans la finalisation de l’Accord de Paris.
L’acceptation de l’accord par le prĂ©sident Obama n’a pratiquement rencontrĂ© aucune opposition au CongrĂšs.
Etant donnĂ© le soutien international unanime de l’Accord de Paris et surtout compte tenu de l’importance du leadership des Etats-Unis pour y parvenir, le retrait de l’accord aurait probablement de graves consĂ©quences diplomatiques.
De nombreux pays, parmi lesquels les principaux alliĂ©s des Etats-Unis, pourraient sĂ©vĂ©rement condamner la dĂ©cision de se retirer, mĂȘme si cela s’avĂ©rait juridiquement possible.En tant que principal Ă©metteur historique de gaz à  effet de serre au monde, les Etats-Unis seraient considĂ©rĂ©s comme abandonnant leur responsabilitĂ© de rĂ©pondre à  un dĂ©fi global urgent.
D’autre part, le reniement de l’Accord de Paris, le plus important effort multilatĂ©ral jamais consenti – serait considĂ©rĂ© comme un virage assumĂ© vers l’unilatĂ©ralisme. Les Etats-Unis seraient sĂ©rieusement menacĂ©s par le fait que d’autres pays seraient beaucoup moins disposĂ©s à  coopĂ©rer sur les prioritĂ©s des Etats-Unis.
De plus la maniĂšre de procĂ©der au retrait des Etats-Unis serait probablement aussi dĂ©licate. Par exemple le fait de se retirer de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements *Climatiques serait encore plus controversĂ© que de ne retirer que l’Accord de Paris, puisque la CCNUCC a Ă©tĂ© acceptĂ©e par les Etats-Unis sur une base bipartiste, avec l’approbation unanime du SĂ©nat et a Ă©tĂ© le fondement de la coopĂ©ration internationale sur le climat depuis son adoption il y a 25 ans.
Enfin, un retrait brutal dont les modalitĂ©s ne serait pas conformes aux exigences de l’Accord de Paris ou de la CCNUCC nuirait à  la rĂ©putation des Etats-Unis en tant que membre de la communautĂ© internationale, respectueux de ses rĂ©gles.”

Ceres

Coalition for Environmentally Responsible Economies

Ceres s’est donnĂ© pour mission de «mobiliser les investisseurs et des entreprises pour bĂątir une Ă©conomie mondiale prospĂšre et durable». Ceres rassemble des parties prenantes disparates – investisseurs, entreprises et groupes d’intĂ©rĂȘt public – pour accĂ©lĂ©rer et Ă©largir l’adoption de pratiques commerciales durables et de solutions pour Ă©laborer une Ă©conomie mondiale saine.
AprĂ©s la catastrophe de l’Exxon Valdez en 1989, Ceres a Ă©dictĂ© un code de bonne conduite environnementale en dix points, adoptĂ© depuis par des centaines d’entreprises amĂ©ricaines et Ă©trangĂšres:
• Protection de la biosphĂšre
• Gestion durable des ressources naturelles
• Reduction et traĂźtement des dĂ©chets
• Stockage de l’Ă©nergie
• RĂ©duction des risques
• Produits et services sains
• Restauration de l’environnement
• Information du public
• Management des engagements
• Etablissement d’audits et de rapports

Environmental Defense Fund

Fond pour la DĂ©fense de l’Environnement (EDF)

Cette organisation, à but non-lucratif, appuie son action sur 4 pilliers: neutralité politique, partenariats, incitations économiques et sciences. Elle intervient dans quatre domaines: Climat et énergie, océans, écosystÚmes, santé.

Liste des 360 entreprises signataires de la lettre ouverte

Note de la rédaction:
Vous vous Ă©tonnerez peut-ĂȘtre que le nom du futur prĂ©sident des Etats-Unis ne soit jamais citĂ© dans ces pages. Seules ses initiales, D.T. sont utilisĂ©es, car le simple fait de le citer et de le critiquer dĂ©clenche une avalanche de spams de la part de hackers, probablement russes. Voir ce lien.